Thème du mois de juin : le vin médecin de l’amour.
Après les vins de copains, thème qui faisait revenir en mémoire plusieurs dizaines de bouteilles bues entre amis, je ne suis pas trop inspiré sur ce coup-là.
Balbutiement amoureux
La première évidence est d’écrire sur un Champagne qui est associé intuitivement à toutes les occasions amoureuses.
Pas de chance, je n’en connais bien qu’un et il se nomme Terre de Vertus – on peut espérer une identité plus heureuse en matière amoureuse ! C’est pourtant un excellent Champagne bio non dosé de la maison Larmandier-Bernier issu du village Premier Cru de la Côte des Blancs du même nom.
Mais le champagne, c’est le vin des gens heureux, le vin de ceux que l’amour rend légers et joyeux et ça ne colle pas du tout avec notre nouveau thème !
Une autre association évidente serait de parler d’un Saint-Amour mais ce cru du Beaujolais n’est pas dans mon souvenir le plus charmeur des dix (quand bien même il est assurément le plus vendu pour la Saint-Valentin). Mais lorsque l’on est triste en amour, souhaite-t-on vraiment le fêter ?
Plus au Nord, on pourrait également évoquer le climat bourguignon « les amoureuses » qui produit un fameux Chambolle Musigny premier cru, vin fin et éclatant, qui sublime les plats les plus délicats comme les mignons de biches ou la bécasse rôtie… Malheureusement il faut être des amants bien fortunés pour en faire usage.
Je me rappelle également d’un vin surprenant, un Coteaux du Tricastin du Domaine du fils d’Eole, dont l’une des cuvées se nomme « Aphrodite ». Ce vin issu de Viognier et élevé en fûts d’acacia, offre des arômes de miel, d’épices, d’abricots et de fruits confits. C’est un vin ample et puissant, une gourmandise qui ravit les papilles à la première gorgée mais qui a également tendance à les saturer à la longue. Du coup, illustrer notre thème conducteur avec cette bouteille semble très risqué ou pour le moins polémique.
Si, comme notre thème du mois semble l’annoncer, et comme le chantait Brassens, « il n’y a pas d’amour heureux », on pourrait enfin amener au chevet du malade une bouteille du Château Chasse Spleen, cru bourgeois exceptionnel de l’appellation Moulis-en-Médoc. Hélas, ce vin ne suffit pas pour guérit les maux de l’amour…
Et si…
La plus simple et la plus heureuse des associations serait-elle alors amour et eau fraîche ? Je sens que je ne vais pas me faire beaucoup de copains – ah non c’était le thème du mois dernier…




